Eterna Saudade

Eterna Saudade

Dilermando Reis : valses et choros
Wim Hoogewerf :
guitare

Wim Hoogewerf s’approprie d’une manière européenne et contemporaine les oeuvres du guitariste brésilien Dilermando Reis (1916-1977) , rendu célèbre par ses valses et choros emplis de fines modulations.

Ceux-ci s’ancraient dans la tradition brésilienne du choros populaire ; à leur tour, ils ont été repris ensuite par les chanteurs de variétés. Au final, les musiques de Reis sont devenues encore plus connues et familières du grand public latino-américain. La sélection et l’interprétation élégante et limpide de Wim contribuent à faire mieux connaître Reis, musicien instinctif brillant, en Europe où il est encore peu joué.

Né aux Pays-Bas, Wim Hoogewerf a reçu l’enseignement de Dick Visser au Conservatoire d’Amsterdam, puis avec Oscar Cacérès et Betho Davezac à Paris, ainsi que Per-Olof Johnson au Conservatoire royal de Copenhague. Il s’installe en 1980 à Paris, où, depuis, il enseigne la guitare au conservatoire, et mène une active carrière de concertiste. Il joue avec de nombreuses formations prestigieuses, comme l’Ensemble intercontemporain, l’Ensemble 2e2m, le Nieuw Ensemble d’Amsterdam ou, encore, au sein de la Merce Cunningham Dance Company. Il est invité, en qualité de soliste, dans des festivals, tels que le Festival Gaudeamus, Sonopolis de Venise, le Holland Festival, le Festival de Bourges et le Festival américain de musique microtonale (AFMM). Ses débuts américains au Carnegie Recital Hall lui valent une mention dans le New York Times comme « guitarist of uncommon skill, dignity and enterprise ».

À côté du répertoire classique, Wim Hoogewerf est un interprète recherché pour la création contemporaine. Son répertoire comprend les œuvres d’Ambrosini, Louis Andriessen, Arntzen, Berio, Carrillo, Cisternino, Criton, Giacometti, Haba, Hekster, Ton de Leeuw, Miroglio, Murail, Ohana, Takemitsu, Tippett, Roel van Oosten, Dick Visser… Il a interprété plusieurs œuvres en création. Ces nombreuses collaborations ont forgé, chez lui, un amour inconditionnel de la musique contemporaine. De plus, dès ses années de formation, Wim fait des incursions hors de l’univers classique, vers la guitare électrique avec ses amis du groupe funk TX 109, vers le banjo et la mandoline. Il travaille le sitar avec son maître Jamaluddin Bhartya au sein d’un cercle de musique indienne et se laisse séduire par le son du luth arabe de Munir Bashir. Le mouvement du corps n’est pas oublié, puisqu’il pratique la danse flamenco et la salsa. Wim explore ainsi  toutes formes de répertoire. Aussi bien aventurier de la musique orientale que découvreur de l’univers microtonal (une de ses guitares, modèle original, possède des barrettes amovibles), Wim poursuit une voie à la fois résolument originale et rigoureuse. Le guitariste Arnaud Dumond le place « à l’extrême gauche de l’avant-garde »… ce qui confine à un parcours expérimental.

Critiques :

« Très bien ton CD, son très naturel et mélancolie douce et heureuse au rendez-vous. Bravo! »
Jean-Jacques Fimbel, professeur de guitare au CRD de Mulhouse.

Photo de couverture © Anton Koslov Mayr
Portrait de Wim Hoogewerf: © Emir Srkalovic