Ricardo Sandoval

Ricardo Sandoval

Musicien de formation classique, Ricardo Sandoval s’est nourri dès sa formation de la tradition musicale du Venezuela. 

Après avoir achevé ses études à l’Institut universitaire d’études musicales de Caracas, il part se perfectionner à la Musikhochschule de Cologne, auprès de Marga Wilden-Hüsgen et Gertrud Weyhoffen. Lauréat des concours internationaux de Varazze (Italie, 1998) et de Schweinfurt (Allemagne, 1999, il est ensuite invité régulièrement dans des festivals en Europe, en Amérique Latine et au Japon.

Il s’est produit à côté des grands artistes internationaux tels que John Paul Jones, Hamilton de Holanda, Mike Marshall et Paco Peña. Il a enregistré en soliste quatre albums: Nostalgia (2000), Antología de La Bandola Oriental (2004), Al Natural (2005) et Bandolina (2011). Avec le guitariste Matthias Collet, il enregistre deux CDs : Café para Dos (2008) et Rosa Blanca (2009).

Par ses travaux de recherche et ses enregistrements, Ricardo Sandoval est devenu une référence incontournable pour la mandoline et les « bandolas » du Venezuela. Sa composition « El Cruzao » est aujourd’hui un « standard » de la musique vénézuélienne et a été jouée par les artistes les plus importants du pays.

 

NOSTALGIA

Ricardo Sandoval : mandolin, bandola llanera, bandola oriental
Antonio Giménez : cuatro, guitarra
Cristóbal Soto : guitarra

Sur l’album « Nostalgia » (2000)
« En 1996, après avoir fini mes études supérieures et avoir vécu de multiples expériences artistiques au Venezuela, j’ai pris la route de l’Europe, plus concrètement de l’Allemagne, pour approfondir ma formation musicale. Le répertoire académique et le travail technique m’ont alors demandé toute ma concentration et ma volonté, car j’étais venu pour apprendre et découvrir, de plus, une autre culture et une riche histoire.

Même si ce temps d’apprentissage a été extrêmement intéressant et profitable, je n’ai pas pu m’empêcher de regretter la pratique vivante de la musique que j’avais connue au Venezuela: chaque semaine, des réunions de musiciens où l’on re-créait le répertoire traditionnel, où les compositeurs présentaient leurs nouvelles pièces et où l’on s’amusait à improviser sur des thèmes et rythmes typiques. Cette musique omniprésente me manquait et je me demandais si je ne finirais pas par perdre cette capacité de faire de la musique vénézuélienne de façon spontanée, sans partition ni répétition. Le titre « Nostalgia », pièce de mon ami Gerson García, un merengue (musique typique à cinq temps) lent, résumait assez bien mon ressenti à cette époque.

C’est pour cette raison que j’ai voulu dédier mon premier enregistrement au répertoire que je jouais habituellement dans les « parrandas » (réunions musicales) au Venezuela, conscient que ce serait un peu différent, car je jouais désormais sur un instrument à la fabrication légèrement différente, avec une technique et des ressources expressives que j’avais apprises en Europe.

Lorsque j’ai présenté ce travail au Venezuela j’avais une certaine appréhension, ignorant quelle serait la réaction des collègues et du public du pays, habitués à certaines sonorités et styles bien définis. Heureusement, mon enregistrement a été très bien accueilli et j’ai été rassuré de ne pas trahir mais plutôt inspirer les mandolinistes vénézuéliens avec des nouvelles sonorités et interprétations. »

Ricardo Sandoval

Visuel de couverture: (c) Vanessa Fanuele